Illusions

L. Koster

Un pas léger chantait au sable de l'allée :

Dans l'attente j'ouvris la porte de mon cœur,

Mais la frêle chanson, soudain s'en est allée...

Et je n'entends plus rien qu'un silence moqueur !

Un rire éblouissant sonnait sous ma fenêtre:

Je penchais, frissonnant, mon âme vers le bruit,

Pour voir dans le soir morne un spectre disparaître.

Et je ne vois plus rien que l'ombre et la nuit !

Une main effleura mon front lourd de sa peine.

Vers elle je portais ma lèvre et mon désir.

Mais mon geste fut vain, mon espérance vaine …

Et mes bras étendus ne peuvent rien saisir !