Ô ces autels

L. Orthel

Ô ces autels où l'on mettait des fruits

avec un beau rameau de térébinthe

ou de ce pâle olivier -, et puis

la fleur qui meurt, écrasée par l'étreinte.

Entrant dans cette vigne, trouverait-on

l'autel naïf, caché par la verdure?

La Vierge même bénirait la mûre

offrande, égrainant son carillon.