Cytise et Citronelle

M. Beckschäfer

Depuis tant de semaines tout nous dispute nos

règles d'hiver. Il faudra, il faut

désarmer, s'adoucir, laisser faire

l'inévitable printemps héréditaire.

Déjà le nid dans mon oreille est assez doux

pour que ta voix y vienne, coucou.

Dépose dans cet écrin le long collier de tes cris

dont le fermoir perdu nous occupe. Tant pis!

C'est vous, Cytise et Citronelle,

qui me faites encore sentir mon enfance.

Ô des étés la longue chance

sûre, lente et mutuelle.

C'est toi, mon coeur en permanence,

que je réclame aux fugitives

choses, à ces ombres vives

qui traversent mes attirances.