La Demoiselle

M. Journeau

Quand la demoiselle dorée

S'envole au départ des hivers,

Souvent sa robe diaprée,

Souvent son aile est déchirée

Aux mille dards des buissons verts.

Ainsi, jeunesse vive et frêle.

Qui, t'égarant de tous côtés,

Voles où ton instinct t'appelle.

Souvent tu déchires ton aile

Aux épines des voluptés.