En regardant sauter les geais

M. Rollinat

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d'un chêne,

Délivré du spleen qui m'enchaîne,

Béatement je m'allongeais.

Oh! comme alors je me plongeais

Dans la quiétude sereine,

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d'un chêne!

Et, sans traiter un des sujets

Dont j'avais la cervelle pleine,

J'attendais que la nuit d'ébène

Eût effacé tous les objets,

En regardant sauter les geais.