Stances
M. Rosenthal
Quand je me plaindrois nuit et jour
De la cruauté de mes peines,
Et quand du pur sang de mes veines
Je vous écrirois mon amour;
Si vous ne voyez à l'instant
Le bel objet qui l'a fait naître,
Vous ne le pourrez reconnoître,
Ni croire que je souffre tant.
En vos yeux, mieux qu'en mes écrits,
Vous verrez l'ardeur de mon âme,
Et les rayons de cette flamme
Dont pour vous je me trouve épris.
Vos beautés vous le feront voir,
Bien mieux que je ne le puis dire;
Et vous ne le sauriez bien lire
Que dans la glace d'un miroir.