Le départ
P. Gilson
L'églantier s'effeuille aux rafales du vent,
Et je dois partir, tu le sais, belle enfant.
Que le ciel te bénisse, ô mes blondes amours!
Que la lune est pâle et le ciel qu'il est bleu!
Ton visage encore est plus pâle, ô mon Dieu!
Que le ciel te bénisse, ô mes blondes amours!
La rosée épanche ses larmes aux fleurs.
Et nos yeux aussi les voilà tout en pleurs.
Que le ciel te bénisse, ô mes blondes amours!
Les rosiers auront d'autres roses ce soir.
Mais, hélas! jamais te pourrai-je revoir?
Que le ciel te bénisse, ô mes blondes amours!