Crépuscule de mi-juillet, huit heures

H. Poupard

Après un temps d'averse pas trop épaisse,

l'eau d'un boueux verdâtre laisse aller du

même train ses rides et ses moires. Il y a

trois notes uniques et monotones dans

l'espace, les siflets de la gare, les flûtis

éveillés d'un merle dans les bas feuillages

de la terrasse, et des clochettes de vaches

qui passent. Tout le reste est masse

immobile de côteaux, espace et ciel blafard.