Apaisement

R. Baton

Si vous chantiez pour moi cet air de mon enfance,

Si votre chère voix, montant dans le silence,

Faisait vibrer mon cœur si longtemps endormi;

Si vous aviez pitié; si, dans ma solitude,

Votre chanson venait chasser ma lassitude;

Si vous vouliez chanter ce vieil air d'autrefois

Pour moi seul, oubliant les heures et les mois,

J'écouterais, troublé d'inexprimable ivresse,

Votre voix se poser, douce, sur ma tristesse.