Bouquet triste
R. Esclavy
Toutes les roses du passé
Me parfument le cœur encore
D'un lent parfum qui s'évapore
Comme un chant de cygne blessé,
Captives d'un doux inpace,
Où nul hiver ne les déflore.
Toutes les roses du passé
Me parfument le cœur encore.
Ne prends pas un air courroucé,
Toi l'espérance, toi l'aurore,
Si ce cœur, hélas, qui t'adore,
Mais se souvient t'offre lassé
Toutes les roses du passé.