Vous êtes mort un soir

R. Oboussier

Vous êtes mort un soir à l'heure où le jour cesse.

Ce fut soudain. La douce et terrible paresse

En vous envahissant ne vous a pas vaincu.

Rien ne vous a prédit la torpeur et la tombe.

Vous eûtes le sommeil. Moi, je peine et je tombe,

Et la plus morte mort est d'avoir survécu.