Les alouettes de leurs ailes

A. Gédalge

Les alouettes de leurs ailes

Eventaient l'air pur;

Pour respirer le frais printemps

J'allais devant moi

Et l'œil d'or du joyeux soleil

Regardait par dessus les monts.

Tel est ton matin, m'écriai-je,

O Philis la belle!

A leurs chansons insouciantes

Je mêlais ma voix,

Quand au milieu des fleurs sauvages

J'allais par hasard.

Et suaves au lever du jour

Les roses fraîches s'inclinaient

Pareille est ta fleur, murmurai-je;

Ô Philis la belle!