Rien que soucis de tous côtés

A. Gédalge

Rien que soucis de tous côtés

Dans chaque heure qui passe

Quel prix aurait notre destin

N'étaient les fillettes jolies?

Les joncs verdissent, Oh!

Les joncs verdissent!

Mes instants les plus doux

Furent aux fillettes jolies!

Que le monde coure après l'or

Et que cet or s'enfuie

Qu'il finisse par l'attrapper

Pour n'en tirer aucune joie...

Les joncs verdissent, Oh!

Les joncs verdissent!

Mes instants les plus doux

Furent aux fillettes jolies!

Mais donnez moi, une heure au soir

Dans mes bras mon amie

Et ce bas monde et ses soucis

Peuvent s'envoler dans la bise...

Les joncs verdissent, Oh!

Les joncs verdissent!

Mes instants les plus doux

Furent aux fillettes jolies!