Air
Berlioz, Hector
DIDON
Adieu, fière cité, qu'un généreux effort
Si promptement éleva florissante;
Ma tendre sœur qui me suivis errante,
Adieu, mon peuple, adieu; adieu, rivage vénéré,
Toi qui jadis m'accueillis suppliante;
Adieu, beau ciel d'Afrique, astres que j'admirai
Aux nuits d'ivresse et d'extase infinie;
Je ne vous verrai plus, ma carrière est finie!...
Elle sort à pas lents.