Profonds cheveux
C. Bordes
Profonds cheveux, cheveux d'or fin,
Ondes où s'éteignaient les fièvres
De mon désir, vous que mes lèvres
Amoureuses baisaient sans fin!
Si la bouche souvent parjure,
Si les yeux méchants à dessein,
Et si la froideur du beau sein
Ont aggravé ma peine dure;
Ce n'est pas à vous que j'en veux
De leur complicité cruelle,
Ô dernière innocence en Elle,
Cheveux d'or fin, profonds cheveux!