Les larmes humaines

C. Erlanger

Larmes, larmes que l'homme pleure,

Vous coulez dès la première heure

Et jusques au dernier jour,

Larmes, vous coulez, inconnues,

Invisibles, et continues,

Larmes de deuil ou d'amour,

Innombrables, intarissables,

Sur nos espoirs bâtis de sables

Vous coulez, éternel bruit,

Comme les ruisseaux monotones

De la pluie en les longs automnes

Coulent à travers la nuit!