Le baiser

F. Mozart

De ton baiser, la douceur passagère

m'occupe encore et fait mon seul bonheur,

tu veux en vain l'arracher de mon coeur;

je t'aimerai, mais je saurai me taire,

mais je saurai me taire.

C'est vainement, que ta bouche sévère,

de t'oublier me prescrit le devoir;

cesser d'aimer n'est plus en mon pouvoir,

je t'aimerai, mais je saurai me taire,

mais je saurai me taire.

Si quelque jour, plus sensible et moins fière,

tu recevois mes serments et ma foi,

dans l'univers, je ne verrai que toi,

et je saurai être heureux et me taire,

être heureux et me taire.