Naïve

F. Schmitt

Nina, ton frais sourire,

Nina, ton cœur qui soupire,

ta voix, tes yeux,

qui font dire qu'on croit au bonheur d'aimer.

Nina, ces chères années,

Nina, ces douces journées,

ces roses fanées,

toutes choses mortes sur ton cœur.

Nina, ô ma charmante,

pendant la tourmente,

la mer écumante grondait à nos yeux.

Aimable et belle Italie,

sagesse ou folie,

Jamais, jamais ne t'oubliera

qui t'a pu contempler une fois,

qui a vu un jour ton bleu ciel.

Toujours, toujours plus chérie,

tu seras la patrie,

toujours ta rive fleurie

restera la patrie que désire l'amour!