Cloches

G. de Seynes

Dans les vieilles villes des Flandres,

par les crépuscules d'été,

Les carillons sont purs et tendres

Et longs comme l'éternité.

Ainsi, dans mon cœur, où des mousses

Recouvrent les tombeaux dormants,

Les cloches d'amour sont douces

Comme les carillons flamands.

Et, plus lentes, à voix moins pleine

Après chaque déclin de jour

Elle mènent leur cantilène,

Les cloches du dernier amour.