Plainte de cloches
G. de Seynes
Le sanglot des cloches dormantes
Fuit et se perd avec le jour.
Ne me quitte pas, mon amour:
J'ai besoin de deux mains aimantes.
Je ne sais quel frisson me prend...
Ne m'abandonne pas, ma mienne!
Avec leur litanie ancienne
Les cloches chantent en pleurant.
La morne tristesse des cloches
S'épend dans le soir épaissi;
Ne me regarde pas ainsi:
tes chers doux yeux ont des reproches.
Hélas! j'entendrai, nuit et jour,
Se plaindre les cloches d'automne.
Sauf le chagrin, tout m'abandonne!
Ah! Prends moi les deux mains, mon amour!