Au chevet d'un mourant

Rossini, Gioacchino

De la douleur naît l'espérance:

père adoré, pour ta souffrance

voici le jour de déliverance,

un ange, hélas! te tend les bras!

L'écho plaintif, dans le silence,

répète au loin, répète le triste glas...

Hélas! hélas!

Ô Mort! ta faulx déjà se dresse.

Mes vœux, mes pleurs et ma tendresse

en vain dans ma détresse

défendent sa vieillesse.

Mon père, mon ami s'est endormi.

Sans plainte et sans alarmes

s'éteignent ses beaux jours

sous mes brûlantes larmes

qui vont couler toujours,

toujours... toujours... toujours... toujours...

Ah! ah!

A son chevet, toujours fidèle,

ma faible voix en vain l'appelle.

Il n'entend plus, douleur cruelle,

mon dernier voeu fait au bon Dieu.

Ô tendre père, âme immortelle,

vers toi j'irai bientôt...

Ô tendre père, âme, âme immortelle,

etc.

Adieu! ah! mon père, adieu!