Prière de l'avant matin (Jadja)
J. Boutnikoff
A la clarté de la lune qui décline, je te contemple.
Tu dors, en souriant à ton bonheur.
Un vent léger ruisselle sur les oliviers.
On dirait le frisson de la grande attente
qui rend la nuit solennelle.
Voici l'heure où une force mystérieuse me réveillait,
quand j'étais loin de toi.
Alors, je sortais de ma demeure,
j'allais m'asseoir sous les étoiles,
et je cherchais la constellation
qui brille au-dessus de ton jardin.
Je la contemplais.
Il me semblait que je n'avais
qu'à parler pour que tu m'entendes.
Voici l'heure où, chaque nuit,
je contemple les deux étoiles Fergad.
Je leur ai donné ton nom et le mien.
Fasse Dieu que nous nous versions
toujours les mêmes feux qu'elles jettent!