Sieste

J. Huré

J'ai gouté le muscat raisin

De tes lèvres au pur dessin

Et la douceur fondante des baisers.

La terre est douce comme un sein,

Les brises, invisible essaim,

Bourdonnent, vents alizés.

O charmes trop vite épuisés

De nos regards dur le bassin

Où les branches tombaient sur l'eau vert-de-grisée

Comme épuisées.