Comme j'allais couvert de la poussière du voyage

J. Ibert

Comme j'allais couvert de la poussière du voyage

Heurtant aux pierres mes sandales

Vous étiez au balcon que les glycines automnales

Enguirlandent de leur feuillage

Et vous étiez si calme, si calme parmi l'ombre

Votre visage était si pur

En ce crépuscule d'octobre

Que je sentais sur mon épaule

Se nouer un manteau d'azur

Et que dans ma poitrine

En secouant des étincelles

Mon coeur ivre battait des ailes