Nocturne

J. Leguerney

Ô mer, toi que je sens frémir

À travers la nuit creuse,

Comme le sein d'une amoureuse

Qui ne peut pas dormir;

Le vent lourd frappe la falaise...

Quoi! si le chant moqueur

D'une sirène est dans mon cœur -

Ô cœur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d'avoir

Personne qui vous plaigne...

Tout bas, comme d'un flanc qui saigne,

Il s'est mis à pleuvoir.