À Chloris

J. Leguerney

Ne croyez pas, Chloris, que je me lasse

De voir durer l'excès de votre deuil:

Quelle Artémis

a de si bonne grâce

Lavé de pleurs le marbre d'un cercueil?

Que vos soupirs font d'aimables orages!

Je voudrais mal à la raison des Sages,

Si votre esprit en était consolé.

Vos déplaisirs ont je ne sais quels charmes,

Par qui mon cœur se trouve ensorcelé,

Tant la douleur est belle dans vos larmes.