Pareils à des oiseaux
Massenet, Jules
Pareils à des oiseaux que leur aile meurtrie
Ne peut plus soutenir dans l'azur, leur patrie,
Et qui tombent sanglants... et brisés sur le sol!
Brusquement arrêtés dans l'essor de leur vol,
Précipités du haut de l'espérance morte,
Les plus chers de mes vœux agonisent.
Qu'importe? J'ai souffert!
Qu'importe? J'ai pleuré!
Mais, je n'ai pas maudit...
Ne crois pas que l'amour que je t'ai donné meure!
Qu'importe? j'ai souffert...
Qu'importe? j'ai pleuré...
Mais je n'ai pas maudit!
Je m'exile à jamais du bonheur interdit.
Mais la fidélité de mon âme demeure!