Roses d'Octobre

Massenet, Jules

Belles frileuses qui sont nées

Quand le soleil embrasait l'air;

Au premier souffle de l'hiver

Les roses sont étonnées...

Au lieu des tièdes matinées

Où riait l'azur frais et clair,

Pourquoi ce ciel couleur de fer?

Pourquoi ces brèves journées?

Courbant le front languissamment

Elles ont le pressentiment

De leur courte vie épuisée...

Un frisson passe dans leur coeur

Et je crois bien qu'à la rosée,

Elles mèlent parfois leur pleurs.