Le rosier

J. Radoux

Je reconnais cette fenêtre

Où ma main te plaçait un jour;

Rosier chéri que j'ai vu naitre

quand mon coeur s'ouvrit à l'amour

Beauté, jeunesse hélas! tout passe;

La fleur naissante doit mourir, ah!

Mais ton parfum rien ne l'efface

Parfum si doux du souvenir

Ô frais bosquet plein de mystère

Tu fais vibrer mes sens émus;

Mais sous ton ombre solitaire

Les gais oiseaux ne chantent plus!

Rosier chéri, tige féconde;

Je vois tes fleurs s'épanouir

Mais plus ne vois la beauté blonde

Dont l'éclat les faisait pàlir!