Lisette
J. Weckerlin
En menant paître mon troupeau
Je vis dans un bocage
Un berger de notre hameau,
Qui tenait ce langage:
Lisette est faite pour charmer,
Mais en vain je soupire.
Ah! qu'on est malheureux,
Quand on n'ose le dire!
Sur son teint, plus blanc que les lis,
On voit fleurir les roses;
Les grâces, les jeux et les ris
Sur sa bouche reposent.
Lisette est faite pour charmer,
Mais en vain je soupire.
Ah! qu'on est malhereux,
Quand on n'ose le dire!
Ses regards lancent mille feux.
Qui soudain nous enflamment;
L'amour s'est niche dans ses yeux,
Pour soumettre nos âmes….
Lisette est faite pour charmer,
Mais en vain je soupire.
Ah! qu'on est malhereux,
Quand on n'ose le dire!