Doux rossignol, c'est toi !

L. Gouvy

Doux rossignol, c'est toi. Combien de fois

t'ai-je pas écouté sous l'ombreuse ramée!

Je reconnais encor ta plainte accoutumée,

et les tendres accents de la fidèle voix.

Doux rossignol, c'est encor toi!

Mais tel que l'an passé, hélas! tu ne me vois:

Une beauté cruelle, au mépris obstinée,

a fui, me laissant à ma triste destinée;

et je redis son nom à l'écho de ces bois.

Doux rossignol, c'est toi! Combien de fois

vais je encor t'écouter sous l'ombreuse ramée!

Je comprends maintenant ta plainte accoutumée,

et les tendres accents de ta fidèle voix.