Les deux flûtes

M. Ponce

Un soir que je respirais le parfum des fleurs

au bord de la rivière,

le vent m'apporta la chanson d'une flûte lointaine.

Pour lui répondre, je coupai une branche de saule,

et la chanson de ma flûte berça la nuit charmée.

Depuis ce soir-là, tous les jours,

à l'heure où la campagne s'endort,

les oiseaux entendent se répondre

deux oiseaux inconnus,

dont ils comprennent cependant le langage.