Dans les parages de son lit

M. Theodorakis

Dans les parages de son lit rampe la terre

Et les bêtes de la terre et les hommes de la terre

Dans les parages de son lit

Il n'y a que champs de blé

Vignes et champs de pensées

La route est tracée sans outils

Les mains les yeux mènent au lit

À l'ardent secret révélé

Aux ombres taillées en songe

Délié des doigts de l'air l'élan

Le vase d'or d'un baiser

La gorge lourde et lente

Par mille gerbes balancée

Arrive aux fêtes de ses fleurs

Elle donne soif et faim

Son corps est un amoureux nu

Il s'échappe de ses yeux

Et la lumière noue la nuit la chair la terre

La lumière sans fond d'un corps abandonné

Et de deux yeux qui se répètent.