De ce tardif avril

P. Bréville

De ce tardif avril, rameaux, verte lumière,

Lorsque vous frissonnez,

Je songe aux amoureux, je songe à la poussière

Des morts abandonnés.

Arbres de la cité, depuis combien d'années

Nous nous parlons tout bas!

Depuis combien d'hivers vos dépouilles fanées

Se plaignent sous mes pas!