Rose

P. Bréville

Belle, vivant tes jours filés par ton destin,

Le souci de Cypris, ô rose, et de la lyre,

Tu t'épanouiras pour orner le jardin

Et saturer d'odeur l'azur qui te respire.

Et puisqu'il faut qu'enfin s'achève le printemps,

Quand la rouille viendra sur tes pétales lisses,

Abandonnant ton cœur à la pluie, aux autans,

Tu goûteras la mort, ô fleur, avec délices.