Violette

P. Bréville

Toi qui prends en pitié le deuil de la Nature

Et qui laisses tes sœurs flatter l'éclat du jour,

Fille du sombre hiver, que tu sois la parure

Ou de la pâle mort ou du brillant amour,

Violette d'azur, que tu plais à cette âme

Où je remue en vain les cendres du désir!

Les lys sont orgueilleux, la rose a trop de flamme,

Et le myrte frivole aime trop le plaisir.