Sacrifice

P. Curet

Tu ne sauras jamais de quelle amour profonde

T'aime ce triste coeur que je croyais fermé,

Trépassé que tes yeux divins ont ranimé,

Rouvrant sur lui l'azur et la lumière blonde.

Ta beauté comme une aube y fait surgir un monde

Étincelant et clair, sous un ciel enflammé.

Telle on dit que Vénus sur l'univers charmé

Resplendit en sortant des bras amers de l'onde.

Je me croyais heureux, ayant enfin dompté

Le désir qui nous jette aux pieds de la beauté

Et nous met dans le coeur la torture suprême.

J'étais fou! rien ne vaut cet immortel tourment

Qui me vient de ton Être et cruel et charmant.

Si je souffre pour toi qu'importe: du moins j'aime!