Pépa La Brune
Pessard
Pépa la brune a dans les yeux
L'éclat du jour vif et joyeux,
Sa voix est caressante,
Son cœur n'a pas d'amours!
Déjà, pourtant, plus d'un galant
Jeta sur elle un œil brûlant,
Mais fière, insouciante,
Elle s'en moquera toujours!
Car elle est souple comme un fin roseau,
Légère, vive comme un oiseau!
Tous les soirs d'été, ah! regardez-la
Et voyez que de charme elle a!
Sur la place elle danse
Comme avec grâce elle s'élance!
Quand vient la saison de beaux orangers,
Regardez fuir ses pas légers,
Sa basquine où l'or étincelle
Sème des rayons autour d'elle!
Oui, mais hélas!
Hélas, Pépa, fille cruelle!
Hélas! toujours
Rit des amours!
Pour la beauté de son œil noir,
Andrès se meurt d'un fol espoir
Depuis l'aube naissante
Jusqu'au déclin du jour.
Malgré sa flamme et ses aveux
L'enfant, rebelle à tous ses vœux,
Toujours indifférente,
Le désespère sans retour!
Car elle est souple comme un fin roseau,
Légère, vive comme un oiseau!
Tous les soirs d'été, ah! regardez-la
Et voyez que de charme elle a!
Sur la place elle danse
Comme avec grâce elle s'élance!
Quand vient la saison de beaux orangers,
Regardez fuir ses pas légers,
Sa basquine où l'or étincelle
Sème des rayons autour d'elle!
Prends garde à toi!
Prends garde à toi! fille cruelle!
Pépa, l'amour
Finit un jour!