L'heure triste du fond de sa vie est venue

J. Ropartz

L'heure triste du fond de sa vie est venue

Dans le rire dupeur des roses du départ;

L'enfant silencieux a quitté vers le tard

La chambre close où les musiques se sont tues.

La grille douloureuse, au bas de l'avenue,

S'est lentement ouverte et vire dans un cri;

Longtemps s'etouffe, bruit mourant d'eau qui tarit,

Le murmure lointain des voix qu'il a connues.

Il sent que l'ombre est sur son âme et qu'elle a mal

Et qu'une bise aigue en gerce le cristal;

Et l'enfant, que la main charitable abandonne,

Dans le parc bruissant où la pluie a cessé

Exile de ses yeux le rêve du passé,

Et reste seul à sangloter parmi l'automne.