Angoisse
A. Caplet
Ô pensé affolante
Arrête-toi
J'ai peur ce soir auprès du phare qui tournoie
Et décrit la corolle d'une fleur mystique sur un ciel de soie
J'ai peur de ce silence et de ma solitude
Où tourbillonne le désir de ta tendresse
et de ton âme claire et nue
Tout mon désir ardent de vivre
Le phare éblouissant et clair
Vire inexorable sans trève
Lumière en vouloir de quel rêve
Vers les étoiles ou la mer?