Le bûcher

A. Castillon

Dans les sentiers perdus moissonant les bois morts,

Le Temps a traversé la forêt de mon âme,

Entassant et foulant souvenirs et remords,

En un sombre bûcher d'où jaillira la flamme.

Ô mes folles amours! Démons! Cœurs inhumains!

Accourez et dansez! C'est mon âme qui brûle!

-- Je m'en retourne aux cieux comme le grand Hercule.

Sur les ailes du feu qu'ont allumé vos mains!