A Anne, luy déclarant sa pensée
A. Cuvelier
Puis qu'il vous plaist entendre ma pensée,
Vous la sçaurez, gentil cueur gracieux;
Mais, je vous pry, ne soyez offensée
Si en pensant suis trop audacieux.
Je pense en vous et au fallacieux
Enfant Amour, qui par trop sottement
A faict mon cueur aymer si haultement,
Si haultement, helas! que de ma peine
N'ose esperer un brin d allegement,
Quelque doulceur de quoy vous soyez pleine.