Madrigal
G. Corbin
Vos cils noirs, vos longs cils soyeux
Ont parfois des battements d'ailes,
Et descendent sur vos grands yeux,
Comme un vol tremblant d'hirondelles.
Vos paupières sont deux oiseaux
Qui planent sur une eau dormante;
Et leurs cils fins sont les roseaux
Que baigne la clarté charmante
De vos yeux, ces étangs d'azur,
Votre douceur et votre gloire,
Où, le soir, dans un bleu si pur,
Mes rêves altérés vont boire.