Au printemps
J. Hignard
Au lever du soleil, tous deux ma bien-aimée,
Nous avons pris gaiement la route parfumée.
Ma main pressait ta main, je t'ai dit: m'aimes-tu?
Le matin des ses clartés douces
Paraît les arbres et les mousses.
Et cependant ton coeur s'est tu...
C'est de ta bouche même,
Que mon coeur les attend,
Ces mots divins: je t'aime,
Moi qui t'aime tant.
C'est de ta bouche même,
Que mon coeur les attend,
Ces mots divins: je t'aime,
Moi qui t'aime tant.
Et nous avons marché toute cette journée,
Par les sentiers en fleurs, bien loin je t'ai menée,
Tu n'as pas répondu! rien n'a pu t'émouvoir.
Si tu m'aimes pourquoi te taire?
La nuit arrive et ce mystère
Je suis encore à le savoir.
C'est de ta bouche même,
Que mon coeur les attend,
Ces mots divins: je t'aime,
Moi qui t'aime tant.
C'est de ta bouche même,
Que mon coeur les attend,
Ces mots divins: je t'aime,
Moi qui t'aime tant.
Mais ici, te voilà dans mes bras retenue
Et notre chambre est close et la nuit est venue,
Dans notre isolement, nous n'entendrons que nous!
Cet aveu qu'en vain je réclame,
Que ton coeur le verse en mon âme,
Je t'en supplie à deux genoux.
Ah! de ta bouche même,
Dis et redis: je t'aime!
A qui t'aime tant.
Ah! de ta bouche même,
Ces mots je les entends
Dis et redis: je t'aime!
A qui t'aime tant.