Le mirage

L. Aubert

Je m'étais endormi, et je rêvais qu'une caravane exténuée

traversait un désert, où je la guidais.

Et qu'un fabuleux mirage surgissait devant nous,

et que ce mirage était toi-même,

avec les lacs de tes yeux et les vergers de ton corps.

Et que tu t'élançais vers moi, et que mes compagnons,

désespérés, se couchaient pour mourir.

Je viens de prononcer ton nom, afin de recommencer ce rêve...

Hélas! on ne voit jamais deux fois le même mirage.