Il faudra souffrir de l'avoir choisie
L. Hillemacher
Il faudra souffrir de l'avoir choisie,
La vierge au beau rire, au rire attristant,
La dame d'orgueil et de fantaisie
Qui m'ignore tant.
Mais l'amour d'aimer suffit à ma joie,
Et dût ce bonheur n'avoir qu'un instant,
Pourvu qu'elle parle et que je la voie,
Mon rêve est content.
Comme un prisonnier qui baise ses chaînes,
Mon cœur se complaît aux maux qu'il attend,
Et presque joyeux des douleurs prochaines,
Les berce en chantant.