Sous les arches de roses
P. Bréville
C'est le jardin et la demeure
Où joue un éternel sourire.
L'ombre bleue du cadran solaire
Et la fontaine y mesurent l'heure,
Et tout y semble en souvenir.
La Solitude avec le Songe,
Comme deux calmes sphinx s'allongent
Sur ce seuil qu'on ne peut franchir.
Au haut des escaliers d'or, la porte blanche;
Le long des rampes, des liserons;
De fines guirlandes et des arches
De roses au-dessus des marches;
Il ne monte que des rayons.
Et les rayons sont la traîne
De quelque invisible reine
Que suit son page le Silence.