Seul dans la nuit
C. Widor
Seul dans la nuit et trop loin de tes yeux,
Je ne sais pas si tu m'aimes, je doute;
Et ma pauvre âme en peine plonge toute
En un gouffre silencieux.
Oh! Non, c'était un trop sublime songe!
Tant de bonheur ne fut jamais réel!...
Pourtant j'ai bu sur ta bouche ce miel;
Tes yeux n'étaient pas un mensonge,
Ils se levaient sur moi fous de langeur;
Ton âme errait sous tes paupières sombres.
Pourquoi trouvé-je, entre eux et moi, ces ombres,
Entre leurs caresse et mon coeur?