L'Invisible baiser

R. Ravarin

Malgré que ton corps blanc repose en son tombeau,

Ton regard luit toujours sur moi, tranquille et beau,

Et, pareil aux rayons des pâles nuits polaires,

M'illumine de ses clartés crépusculaires.

Oh! quelquefois pour nous les liens les plus forts

Sont ces regards lointains qui nous viennent des morts!

Et comme il est puissant, ô mortes bien aimées,

L'invisible baiser de vos lèvres fermées!