Paul à Virginie

B. Godard

J'aime, ô ma Virginie, à marcher sur tes traces,

J'aime à boire à la source où tu bus avant moi;

Un parfum se répand dans les airs où tu passes,

Sur tout ce qui te touche, et je ne sais pourquoi.

Je te vois, quand je dors, je te vois, quand je veille,

Je frémis quand le vent m'apporte un chant de toi;

La voix des bengalis est douce à mon oreille,

Mais plus douce est la tienne, et je ne sais pourquoi.